Le paysage politique européen de demain

Le schéma politique qui se dessine en Autriche ressemble beaucoup à un schéma global européen, quel que soit le pays :
– émergence de partis d’extrême-droite, qui cessent de faire de la figuration, en réponse d’une part à la gestion calamiteuse de l’immigration et du laxisme coupable des Etats, et d’autre part suite à la perte d’identité culturelle ressentie par bien des européens. Si on n’y prend garde, les pogroms vont commencer…
– émergence de partis d’extrême-gauche, aux discours aussi populistes que ceux des partis d’extrême-droite, en réaction à la crise économique qui n’en finit pas, aux non-réponses des partis de gauche en matière d’emplois et de pouvoir d’achat. Les vieux schémas communistes sont de retour…
– effondrement des partis traditionnels, qu’ils se targuent d’être de gauche, de droite ou du centre, aux discours ressassés et surannés, de plus en plus creux et vides de sens, et complètement déconnectés de la réalité. Ajoutons que la corruption les gangrène de plus en plus.

On va donc assister à une bi-polarisation musclée de la politique européenne, et les instances de l’UE risquent d’en faire les frais. Qui s’en étonnerait ?

Mais, surtout, ce qui est profondément désolant, c’est qu’il manque clairement un axe politique historique à ce schéma : l’axe libéral. Il faut donc en conclure que, grâce à Keynes et ses nombreux disciples, la sociale-démocratie a littéralement écrabouillé le libéralisme européen : il n’existe tout bonnement plus, à de très rares exceptions près. Nous avons quantité de commerçants, d’entrepreneurs et de partisans de la liberté qui ne savent même pas qu’ils sont libéraux…

Malheureusement, la caractéristique principale des libéraux est leur sens inné de ne pas pouvoir se réunir et de se mettre d’accord sur un programme commun : c’est l’individualisme poussé à son paroxysme ! Nos camarades de France ne font pas exception, malheureusement, et les sempiternelles discussions philosophiques sur le sujet libéral n’ont qu’un lointain rapport avec la réalité du terrain et les préoccupations du quotidien. Voir le PLD français encourager Rama Yade n’est pas fait pour nous rassurer, loin s’en faut. C’est à désespérer un peu que naisse en Europe un courant réellement libéral, d’autant plus que plusieurs partis ont réussi à squatter le vocable libéral, alors qu’ils n’ont de libéral que le nom (et encore…). C’est pourtant ce qu’il faudrait mettre sur pied : un club des partis authentiquement libéraux à l’échelon européen, qui s’entraident mutuellement dans la conquête du pouvoir. Mais on croise tous les jours des libéraux qui disent que la conquête du pouvoir n’est pas libérale… Heureusement que Roger Douglas ne les a pas écouté avant de révolutionner la Nouvelle Zélande ! Mais la Nouvelle Zélande est loin, et Roger Douglas fort âgé…

On peut pourtant être certain qu’il existe un électorat, qui doit dépasser largement les 10%, qui est libéral sans le savoir. Se faire connaître, rassembler, les soutenir, les encourager, leur donner de l’espoir concret et réaliste, et non de la philosophie…

A long way to go…

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